Crise à Libé : le projet de Plenel écarté

Publié le par Virginie Spies

 
Les actionnaires de Libération étaient réunis ce jeudi dans un climat tendu par le rejet par l'actionnaire principal Edouard de Rothschild d'un plan de relance présenté par le journaliste Edwy Plenel et soutenu par les salariés du quotidien en grandes difficultés financières.

L'homme d'affaires, qui détient 38,8% du capital de Libération, a estimé que ce plan "n'était pas réaliste", dans un courriel envoyé mercredi aux autres actionnaires, cité jeudi par le quotidien Le Monde, et dont l'AFP s'est fait confirmer le contenu de sources concordantes.


L'ancien directeur du Monde, Edwy Plenel, avait suscité l'adhésion des personnels de Libération en présentant un projet de relance éditoriale, qui permettrait selon lui de réaliser 10 millions d'euros d'économies en 2007 grâce à une relance des ventes, une réduction de la pagination et un nombre non précisé de départs volontaires.


Mais pour Edouard de Rothschild, ce plan "repose sur deux postulats qui (lui) apparaissent manifestement contraires aux tendances de fond du marché, à savoir l'amélioration des recettes de diffusion et des recettes publicitaires". Dans son courriel, Edouard de Rothschild se dit également "plus que sceptique sur l'approche" choisie par Edwy Plenel pour défendre son projet, évoquant "une mise en scène développée sur un mode conflictuel vis-à-vis des actionnaires et d'une partie de l'équipe". L'actionnaire de référence de Libération, entré en avril 2005 au capital du quotidien de gauche, juge pour sa part indispensable un plan financièrement et socialement plus douloureux. Ce plan passe par 80 à 90 suppressions d'emplois sur un total de 288, selon son courriel, et une filialisation du site internet de libération, avec l'objectif de remettre Libération à l'équilibre dès la fin 2007.
(Source AFP)

Publié dans Presse écrite

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