Libération : Le plan Rothschild adopté à une courte majorité

Publié le par Virginie Spies

Les salariés de Libération ont finalement approuvé à une courte majorité le plan de relance proposé par leur actionnaire principal, Edouard de Rothschild, vendredi dernier.
Le plan de relance proposé par Rothschild prévoit la venue de Laurent Joffrin à la tête du quotidien, l'abandon par la SCPL (société civile des personnels de Libération) de son droit de veto sur les grandes décisions touchant le journal, un plan social (qui reste à négocier) et une recapitalisation de Libération à hauteur de 15 millions d'euros.
Gilles Larher, porte-parole de la SCPL, a averti vendredi que l'approbation par les salariés du plan de relance de l'actionnaire principal, Edouard de Rothschild, ne constituait pas un «blanc-seing».  «Ce vote est loin d'être un plébiscite. Edouard de Rothschild et Laurent Joffrin doivent tirer les enseignements de ce scrutin et se rendre compte de sa fragilité», a-t-il ajouté.
Laurent Joffrin a déclaré vendredi soir dans un communiqué : «Je remercie l'équipe de Libération, qui, à 56 % des suffrages exprimés, m'a accordé sa confiance. Je comprends sa vigilance en raison des sacrifices qui lui sont demandés. Les salariés du journal ont fait preuve d'un grand courage en regardant en face les réalités cruelles de la situation. Comme il était logique et légitime, j'ai tenu à me soumettre à la procédure démocratique en vigueur au journal. J'en ai accepté les risques. J'ai tenu le langage de la vérité. Je n'ai rien masqué des difficultés qui nous attendent. Le processus de reconquête que j'ai proposé est enclenché. Il suivra son cours selon le calendrier qui dérive de nos règles de fonctionnement. Le conseil d'administration sera conduit à se prononcer à son tour. Si cette étape est franchie, Libération sera doté à brève échéance d'un projet rédactionnel, d'un plan de redressement, d'un schéma de réorganisation et d'une feuille de route claire pour l'année qui vient. Ma volonté de rassembler l'équipe dans le travail commun est confortée par le vote. Il est temps de réduire les divisions qui handicapent le journal et de rendre un avenir à Libération. »
Enfin, Edouard de Rothschild s'est «félicité» que les salariés aient «fait le choix de la raison».  «Les chances de survie de Libération ont maintenant sensiblement augmenté», a déclaré sa porte-parole à l'AFP, rapportant les propos de l'homme d'affaires.

Pour plus d'informations, vous pouvez visiter le site du journal : liberation.fr

Publié dans Presse écrite

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