Presse écrite

Lundi 28 août 2006
De mauvais résultats au premier semestre 2006 contraignent les nouveaux dirigeants de Libération à donner un coup d'accélération au plan de redressement déjà en cours. « Le chiffre d'affaires publicitaire de janvier à juin est en retrait de 25 % par rapport à nos prévisions », confirme Lionel Zinzou (associé gérant de Rothschild et membre du conseil d'administration du quotidien) au Figaro Économie ce matin. Désormais, le quotidien estime que ses pertes d'exploitation s'élèvent à 6 millions d'euros pour le premier semestre passé, soit un peu moins du double que les prévisions.

Selon Le Figaro, les nouveaux dirigeants Vittorio de Filippis et Philippe Clerget planchent sur divers scénarios pour tenter d'enrayer l'hémorragie : on suggère par exemple de pratiquer une baisse des salaires compensée par une dotation en actions de la société d'édition de Libération. On compte également sur le développement du site Internet, tout comme l'arrêt du supplément Écrans, qui continuera certainement à paraître sur le web. On pense enfin à réduire le nombre de sites d'impression en province ou encore à la suppression de la vente du journal dans les points de vente qui n'écoulent qu'un ou deux exemplaires par jour. Le journal fondé par Serge July va encore vivre des jours difficiles.
Par Virginie Spies
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Lundi 4 septembre 2006
Selon CB News, les meilleures ventes des people Closer et VSD ont été réalisées avec… les numéros montrant Ségolène Royal à la plage, en bikini avec François Hollande et leurs enfants.

Pour ce numéro, Closer affiche 650 000 exemplaires au compteur, notamment grâce au prix de vente promo à 0,99 euro. Sur la période estivale, le people d'Emap France tournait en moyenne à 520 000 exemplaires par semaine.

Nicolas, tu sais ce qu'il te reste à faire... :-)
Par Virginie Spies
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Mardi 26 septembre 2006
Trouvé dans le figaro aujourd'hui, cet article sur la presse magazine :

APRÈS un léger passage à vide en 2005, la presse magazine semble se ressaisir. On ne peut pas encore parler d'une vraie reprise des ventes, mais la baisse enregistrée l'année dernière - un recul de 2,85 % en diffusion France payée - tend à s'atténuer. Les premières données collectées sur la période 2005-2006 par l'OJD, l'organisme de contrôle de la diffusion de la presse, « montrent que le recul de la diffusion des magazines devrait être moins fort, note Patrick Bartement, son directeur général. Cette baisse s'explique encore par le peu de lancements marquants dans la presse magazine payante depuis Closer et Guts », ce dernier ayant déjà suspendu sa parution durant l'été. « Elle est aussi le reflet des difficultés persistantes de l'une des familles les plus puissantes : la presse télévision ».
 
Après une chute de 4,6 % en 2005, cette famille - 834 millions d'exemplaires au total - accuse un recul de 2,5 % de sa diffusion France payée sur la période juillet 2005-juin 2006 comparée à 2004-2005. Ces contre-performances s'expliquent par la percée des quinzomadaires de Prisma Presse depuis 2004, Télé 2 semaines et TV Grandes chaînes. Ce dernier est d'ailleurs le seul à afficher une progression de sa diffusion France payée (+ 12,6 %, à 1,13 million d'exemplaires en 2005-2006). Tous les autres titres de télé sont en retrait, les plus fortes baisses revenant à Télé DVD 7 (-29,55 %), Télé 2 semaines (-7,09 %), Télé 7 Jours (-6,45 %) et Télé Poche (-6,03 %).
 
La famille de magazines la plus touchée par le reflux de la diffusion reste les masculins et les titres de charme. Au total, ce segment recule, selon l'OJD, de 25,19 %, Entrevue enregistrant un score de -20,20 % à 427 508 exemplaires France payée, suivi de Newlook (-19,15 %). Deux autres segments sont très affectés : la presse automobile (-7,52 %), avec une décote forte pour les titres consacrés au tuning, et les magazines du voyage, de la gastronomie et des transports (-7,12 %).
 
Loin d'inverser la tendance, certaines familles réussissent à contenir leur érosion. C'est le cas des titres parentaux, familiaux et seniors (-2,62 %), de la presse maison et du bricolage (-2,81 %), du sport (-3,26 %) et, dans une moindre mesure, des magazines d'actualité générale et société (-4,04 %).
 
Après une légère baisse en 2005, les news réussissent à stabiliser (+0,01 %) leur diffusion. Celle-ci augmente même pour les trois leaders : Le Nouvel Observateur (511 871 exemplaires, + 0,05 %), L'Express (437 762 ex., + 2,13 %) et Le Point (380 704 ex., + 2,96 %).
 
Les bonnes nouvelles de cette cuvée 2005-2006 sont à mettre au crédit des magazines people qui font un bond de + 15,53 %. Public, avec 355 258 exemplaires, grimpe par exemple de 12,64 %. Les titres économiques-affaires poursuivent aussi leur progression (+13,97 %) comme la presse cuisine (+2,57 %). Les féminins mode, contrairement aux généralistes, bénéficient d'une dynamique de croissance (+3,74 %), qui profite à Biba (+17,8 %), Glamour (+10,14 %), Isa (+23,07 %) ou Jalouse (+22 %). Une famille très concurrentielle, qu'Axel Ganz s'apprête à investir avec l'hebdomadaire Jasmin, le 23 octobre.
 
Retrouvez l'ensemble des diffusions, titre par titre, sur lefigaro.fr.
Par Virginie Spies
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Jeudi 19 octobre 2006
À partir de lundi, Jasmin (lancé par Axel Ganz) tentera le 23 octobre de s'imposer sur le marché fourni des hebdomadaires féminins. Axel Ganz vise une diffusion de 250.000 exemplaires. Ce magazine sera destiné aux femmes de 25 à 40 ans qui n'ont "pas encore trouvé leur hebdo".

Jasmin paraîtra en kiosque le lundi et sera vendu 2 euros. Sa pagination sera proche de 140 pages dont 37 d'actualité et 56 de style de vie. Le tirage du premier numéro sera "probablement" de 400.000 exemplaires, pour une "diffusion moyenne garantie de 250.000 exemplaires assurée au marché publicitaire pour 2006", selon Axel Ganz.

La rédaction, d'une cinquantaine de personnes, est dirigée par Bénédicte Epinay, 43 ans, ancienne rédactrice en chef du supplément mensuel "art de vivre" des Echos, Série Limitée. Elle est secondée par Gilles Denis (ex-Figaro magazine). Le journal sera couplé avec le site internet www.jasmin-magazine.fr.

Depuis le lancement de Femme Actuelle en 1984, "il n'y a pas eu de création d'hebdomadaire féminin", remarque Axel Ganz qui souhaite "répondre aux aspirations des femmes de 25-40 ans". Mais "on ne veut attaquer personne", affirme-t-il.

Sur son créneau, Jasmin devra notamment s'imposer face à Elle (327.272 exemplaires) d'Hachette Filipacchi Médias, et Madame Figaro, supplément féminin hebdomadaire (439.289 exemplaires) de la Socpresse.

"On veut être un peu plus jeune mais il faut faire attention à vieillir moins vite que d'autres", estime Axel Ganz, 69 ans. "Les journaux vieillissent, car leurs rédactions vieillissent". Elle est lue par une lectrice en moyenne de 43 ans, Gala 44 ans, Madame Figaro 52 ans, Marie Claire 44 ans. (Source Nouvel Observateur).


Par Virginie Spies
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Jeudi 26 octobre 2006
 
Les actionnaires de Libération étaient réunis ce jeudi dans un climat tendu par le rejet par l'actionnaire principal Edouard de Rothschild d'un plan de relance présenté par le journaliste Edwy Plenel et soutenu par les salariés du quotidien en grandes difficultés financières.

L'homme d'affaires, qui détient 38,8% du capital de Libération, a estimé que ce plan "n'était pas réaliste", dans un courriel envoyé mercredi aux autres actionnaires, cité jeudi par le quotidien Le Monde, et dont l'AFP s'est fait confirmer le contenu de sources concordantes.


L'ancien directeur du Monde, Edwy Plenel, avait suscité l'adhésion des personnels de Libération en présentant un projet de relance éditoriale, qui permettrait selon lui de réaliser 10 millions d'euros d'économies en 2007 grâce à une relance des ventes, une réduction de la pagination et un nombre non précisé de départs volontaires.


Mais pour Edouard de Rothschild, ce plan "repose sur deux postulats qui (lui) apparaissent manifestement contraires aux tendances de fond du marché, à savoir l'amélioration des recettes de diffusion et des recettes publicitaires". Dans son courriel, Edouard de Rothschild se dit également "plus que sceptique sur l'approche" choisie par Edwy Plenel pour défendre son projet, évoquant "une mise en scène développée sur un mode conflictuel vis-à-vis des actionnaires et d'une partie de l'équipe". L'actionnaire de référence de Libération, entré en avril 2005 au capital du quotidien de gauche, juge pour sa part indispensable un plan financièrement et socialement plus douloureux. Ce plan passe par 80 à 90 suppressions d'emplois sur un total de 288, selon son courriel, et une filialisation du site internet de libération, avec l'objectif de remettre Libération à l'équilibre dès la fin 2007.
(Source AFP)
Par Virginie Spies
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