Entre le bénitier et l'ordinateur, il n'y avait qu'un pas à franchir, et c'est le diocèse de Besançon qui a osé le faire, en inventant la "Prêtres Academy".
L'idée est de suivre le quotidien de 3 prêtres, sur le mode énonciatif de la Star Ac', ou plus généralement des programmes de télé-réalité. L'objectif est de montrer que les prêtres sont des
types sympas, au coeur de la société, et qu'ils ont une vie "comme les autres". Avec l'espoir de susciter des vocations, le concept sur le net semble plaire. On peut se régaler de voir les
prêtres parler de leur vie dans le "confessional", qui a retrouvé ici son sens premier.
La "prêtres-academy" est diffusée sur les sites de partage de vidéos, mais aussi sur un site spécialement dédié :
http://www.pretres-academy.com/index.php
Par contre, pas la peine de taper 1 pour éliminer un curé, car dans le royaume de Dieu, point d'éliminations à 90 centimes l'appel. Pour vos dons, vous pouvez toujours vous rendre dans
l'église la plus proche de votre domicile... ;-)
par Virginie Spies
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La déferlante Ch'ti touche le web. Avec le chtimisator, on peut ch'timiser un site. Venez donc visiter le Chemioblog :
http://chti.logeek.com/generator.php?url=http%3A%2F%2Fsemioblog.over-blog.org
par Virginie Spies
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"Tu es sur Facebook ? Non ? Ah bon ? Tu fais de la résistance..." Phrase entendue l'autre jour au détour d'une conversation entre deux jeunes gens. Rares sont les personnes qui désormais ne sont
pas "sur" Facebook, alors qu'il y a 3 mois, lorsque j'ai expliqué à mes étudiants de quoi il s'agissait ils m'ont regardé de travers, ayant cru entendre "Fesse book"... Eh oui, tout va très vite,
désormais, et on passe vite de branché à Hasbeen et inversement.
Si vous ne connaissez pas Facebook, c'est que vous êtes soit un résistant (comme mon petit gars cité ci-dessus), soit que vous avez co-habité, les six derniers mois, avec des pingouins marins qui
n'avaient pas de connexion internet. Facebook est né à Harvard. A l'origine, il s'agissait d'un réseau social destiné aux étudiants de l'université. Puis il s'est étendu aux autres universités
américaines. Depuis le mois de mai 2007, le site est ouvert à tous, et le réseau s'est considérablement étendu, rassemblant, en novembre dernier, plus de 50 millions de membres.
Facebook fonctionne en anglais et n'est pas très ergonomique lorsqu'on commence à l'utiliser. Il faut donc le pratiquer et le pratiquer encore pour y comprendre quelque chose. On y entre des
informations sur soi, on y retrouve des amis, on peut en rencontrer de nouveaux, on a une boîte à lettres, et on peut télécharger un grand nombre d'applications, qui vous permettent de
faire des rencontres, de vous transformer en vampire ou encore défier vos amis dans des jeux autour du cinéma ou autres. L'autre jour, une amie m'a envoyé une boule de neige dans la figure, alors
je lui en ait renvoyé une autre, et hier j'ai fait un bonhomme de neige avec un autre ami.
Oui oui, tout cela est virtuel, bien entendu, et pour construire mon bonhomme de neige je n'ai pas eu besoin de mettre de gants. Mais les relations restent bien réelles, mes étudiants ont créé
plusieurs groupes pour y communiquer, c'est là un des intérêts majeurs de Facebook : le lien. Un peu de perte de temps, certes, beaucoup d'inquiétudes également concernant la préservation de la
vie privée. Cependant, et comme toute technologie dite "nouvelle", si elle est bien utilisée, Facebook permet de communiquer mieux et offre de nouveaux lieux de sociablité. On a pas fini d'en
entendre parler, et il est évident qu'il s'agit ici de l'avenir du web. Ou au moins de l'un de ses chemins du futur.
Pour voir ce que ça donne :
http://www.facebook.com/
par Virginie Spies
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Du buzz, du buzz, du buzz... Le monde médiatico-politique est au bord de la crise de nerfs depuis deux jours...
Mercredi, notre Premier Ministre se rend sur Europe 1 pour répondre aux question de Jean-Pierre Elkabbach. En sortant du studio, alors qu'une caméra les filme à 2 mètres de distance, Benoît
Duquesne, directeur de la rédaction d'Europe 1 demande à François Fillon si parfois, il n'a pas envoie d'y aller lui-même (sur le terrain). A cette question, Fillon lui répond que souvent
c'est trop tard, et puis que en plus, il est fréquent que "LUI, ne veut pas" ("Lui", c'est bien entendu Nicolas Sarkozy).
Cette vidéo, mise en ligne dans la journée, a été vue par des milliers d'Internaute, provoquant un buzz très rapide. A tel point que le Premier Ministre a déposé un post sur son blog à ce
sujet. Il y explique que c'était de l'humour. Je me demande si lui aussi, il n'y a pas ses scénaristes qui sont en grève ? Enfin bref, sachez donc que François Fillon est un sacré farceur.
Est-ce qu'il partage ce type d'humour avec le Président de la République ? J'en doute... Faut-il répéter encore et toujours qu'il faut se méfier des caméras, où du moins de ce que l'on dit
devant les caméras ? Dans le cas Fillon, il aurait tout intérêt de faire appel à un spécialiste des médias, qui pourrait repérer pour lui les petits pièges du monde multi-médiatique... D'un autre
côté, ce serait moins drôle...
Pour voir la vidéo :
http://www.europe1.fr/podcast/podcast-video.jsp
Pour lire le message du blog de Fillon :
http://www.blog-fillon.com/article-13645593.html
par Virginie Spies
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Vous vous souvenez certainement de Ketty Bigotte dont nous avions parlé sur le semioblog, cette candidate du Millionnaire complètement déchaînée dans une séquence qui a fait le tour du web...
Il apparaît que la séquence du Millionnaire, vue par des centaines de millions de personnes, est devenue un véritable boulet pour la Bigotte familly... "Au collège, ma fille n'entend parler
que de ça, raconte Sylvie, la fille de Ketty dans "La voix du nord"... Les gens ne sont plus vraiment comme avant avec nous. Même mon médecin m'en a parlé, c'est très gênant..."
"Ce qui me choque c'est qu'il y a 14 ans que cela s'est passé et que ça resorte maintenant (...) Pour nous, c'est un déshonneur pour la famille et pour (notre) village" de Wahagnies, a déclaré à
l'AFP son ex-mari Roland Bigotte. En 1993, TF1 avait seulement diffusé un extrait "très court", selon lui, du passage de Ketty - le moment où elle tournait la roue et gagnait - alors que sur
internet, la totalité, soit 10 minutes, est diffusée. "Ce qui m'a beaucoup choqué, c'est les commentaires que l'on a pu mettre sur internet", a noté M. Bigotte, en soulignant que s'il avait porté
plainte avec sa fille c'est aussi parce que la vidéo "était passée" dans diverses émissions télévisées.
Vous voyez, la morale de l'histoire est intéressante, tout de même... Il faut se méfier de soi-même ainsi que des médias, car la pauvre Ketty ne pouvait pas, en 1993, imaginer qu'un nouveau
média pourrait pourrir sa vie 14 ans plus tard. Alors, boire ou passer à la télé, il faut choisir. C'est bien, en plus, on a un slogan pour la prochaine campagne anti-picole... ou anti-télé.
par Virginie Spies
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