Mardi 15 décembre 2 15 /12 /Déc 21:01
Par Virginie Spies
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Dimanche 5 avril 7 05 /04 /Avr 22:26



Chers semioblogueurs,

Le semioblog dans sa version actuelle a vécu, et il a décidé d'aller jouer ailleurs, de se faire plus beau, devenir plus "net".

Je vous invite tout de suite à le retrouver ici :

http://semiologie-television.com/

J'en profite pour vous remercier pour votre fidélité, et surtout, n'oubliez pas que c'est comme à la télé, et que "l'aventure continue" !

A tout de suite sur le nouveau semioblog !

Par Virginie Spies - Publié dans : Internet
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Vendredi 27 mars 5 27 /03 /Mars 10:21



Troisième épisode des phrases irrésistibles prononcées par mes followers sur le réseau social Twitter, ces derniers jours... Surtout ne changez rien les amis, c'est trop bon...


- Regarde Eric & Ramzy en travaillant sous Filemaker. Faire 2 choses absurdes simultanément, ça annule ?
- Me demande vraiment ce que je fous sur twitter un jour de RTT ??
- Va buter le créateur d'msn...
- 8,5 millions de Français sur Fessebouc (?) ... et on cherche encore les raisons de la crise ?
- Ma télé me dit que c'est du tennis, pourtant ça ressemble vraiment à un épisode d'Hercule Poirot !
- Fausse alerte, l'iPhone remarche. Merde, le Blackberry ce sera pour une prochaine fois :p
- Roland Barthes est sur facebook : c'est le degré zéro de l'écriture sociale ?
- Chuck Norris est qui il veut, quand il veut. D'ailleurs depuis 2 ans bientôt, Chuck Norris est président de la république française.
- Le frigo a ceci de supérieur sur la sociolinguistique, c'est qu'on y mettre la bière au frais ...
- Putain j'arrive pas a installer des sucres dans mon espresso
- Tu es jeune, tu es diplômé, tu es ambitieux, tu as du talent, tu as des projets plein la tête .. ? .. c'est pas grave, ça passera
- Je suis à un concert de jazz contemporain. Et là je comprends pas ce qu'il se passe...
- La Twitte de Schubert ....
- Mon film préféré d'Adjani reste "la boum" ! (vous aussi épatez vos amis...)
- "Auriez-vous plutôt un créneau ce midi pour que je puisse vous recontacter si je vous appelle ce soir." Comment ça ? :)
- Après plusieurs semaines de sevrage, craqué pour Megaman II sur iPhone... tout est à refaire
- La machine à café est en panne : j’ai essayé Crtl + Alt + Suppr mais toujours rien.
- Quand je suis dans le métro, que tout le monde lit la presse gratuite et moi le Parisien, je me sens un peu bling bling.
- J'ai fait un terrible cauchemar : j'achetais l'Express et le lisais.

Par Virginie Spies - Publié dans : Internet
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Mardi 24 mars 2 24 /03 /Mars 09:46


Depuis vendredi, les médias en font leur une : l'enlèvement de la petite Elise, 3 ans et demi. Cette histoire a fait l'objet, pour la huitième fois en France, du déclenchement du plan "Alerte enlèvement". Ce dispositif s'inspire des systèmes « Ambert alert » créés aux Etats-Unis en 1996 et au Québec en 2003. Il s'agit de  diffuser très rapidement auprès de la population, sur l'ensemble du territoire national, des informations précises relatives à l'enlèvement afin de provoquer des témoignages susceptibles de favoriser la rapide libération de la victime. Ce dispositif se base sur des études qui ont montré que les premières heures suivant les disparitions sont décisives, et la décision de déclencher le plan "alerte enlèvement" est prise par le procureur de la République, en concertation avec les enquêteurs. La victime doit nécessairement être mineure, l'enlèvement doit être avéré (il ne peut s'agir d'une disparition qui serait seulement  "inquiétante") et il doit y avoir un minimum d'informations permettant de localiser l'enfant ou le suspect.


Le message d'alerte est diffusé pendant trois heures par différents vecteurs : chaînes de télévision, stations de radio, agences de presse, panneaux à messages variables sur les autoroutes, message sonore dans les gares et les stations de métro, sites internet d'associations de victimes. Jusqu'à présent le dispositif a correctement fonctionné en France, permettant de retrouver rapidement l'enfant disparu, enfant qui a été enlevé par un inconnu. C'est ce qu'on a cru au début de cette nouvelle affaire, mais cette dernière est en fait très différente. Nous ne sommes pas, comme ce fût le cas précédemment, en présence d'un enlèvement exécuté par un étranger à la famille, car il est apparu très vite que c'est la mère d'Elise qui a participé à l'enlèvement., aidée par des complices La petite fille est au cœur d’un divorce très conflictuel entre son père français et sa mère russe, et cet enlèvement est le troisième subi par Elise. Nous sommes donc dans le cas d'une affaire d'ordre privé, relevant d'un droit international très complexe.

Le point sur lequel je souhaite vous alerter ici c'est que nous sommes peut-être face à une limite du plan "alerte enlèvement", qui consiste à faire entrer une affaire privée dans l'espace public. On ne peut pas forcément dire qu'il n'aurait pas fallu déclencher ce plan, puisque toutes les conditions étaient réunies pour le faire, et qu'il s'agissait bien d'un enlèvement. Cependant, cette histoire est désormais une histoire médiatique, le papa de la petite est au journal télé, il interpelle le Président de la République. Tout le monde a son mot à dire sur cette affaire, et on déplore naturellement qu'une enfant si jeune puisse se retrouver au coeur d'un déchirement comme celui-ci. Il ne nous faut pas oublier cependant que cette histoire n'est hélas qu'un cas, parmi beaucoup d'autres et que si elle est intéressante médiatiquement c'est parce qu'elle illustre une problématique qui n'est pas nouvelle, celle des enfants bi-nationaux. Depuis le livre "Jamais sans ma fille" de Betty Mahmoodi en 1991, puis son adaptation sur les écrans par la suite, ce problème a été souvent mis en avant dans les médias. Dès lors, nous sommes totalement sortis de cette affaire d'"alerte enlèvement", pour tomber dans un récit plus fort et passionnant : pas de malade mental enlevant une petite fille, mais de l'amour, des larmes et un vrai sujet à fantasmes internationaux, avec, si on a de la chance, un soupçon de mafia russe. On sait par ailleurs que le début d'une histoire compte beaucoup pour la suite de la narration, et ce qu'on peut dire à présent, c'est que les médias ont bénéficié ici d'un lancement digne d'une bande-annonce hollywoodienne.

Par Virginie Spies - Publié dans : Médias
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Dimanche 22 mars 7 22 /03 /Mars 17:56


Une drogue est un composé capable d'altérer activités, capacités et communications. Une drogue peut modifier les fonctions psysiologiques ou psychiques. Certaines drogues peuvent engendrer des dépendances, et leur mode et leur fréquence de consommation influent directement sur l'accoutumance ou la dépendance au produit.

L'addiction est une conduite reposant sur une envie que le sujet n'arrive pas à maîtriser. L'addiction implique une forme de dépendance, état dans lequel la personne qui la subit ne peut fonctionner physiologiquement en dehors de la consommation de la substance responsable.

Tout à l'heure, en écoutant d'une oreille distraite l'émission de Guillaume Durand "L'objet du scandale", consacrée aujourd'hui à l'alcool, ses dangers et ses dépendances, il m'a semblé par moment que les (très bons) spécialistes de la question auraient pu tout aussi bien, en parlant des addictions à l'alcool, en dire autant sur la télévision. Plus précisément, on aurait pu remplacer le mot "alcool" par "télévision", tant les discours sur le média de l'image le plus populaire est souvent négatif, et tant on présente souvent la télévision comme "le mal". C'est ainsi que j'ai eu envie de poser cette question, volontairement abusive : et si la télévision était une drogue ?

De quoi on accuse la télé ?

Précision liminaire : je n'ai aucune intention de défendre la télévision, ce n'est pas moi qui construit les programmes. J'analyse, et j'observe dans le même temps les discours autour du média.

On accuse souvent la télé de tous les maux. Mauvais programmes, pas de culture, trop de rapidité, pas d'explications dans le champ de l'information, trop de publicité, de la manipulation politique, des programes abrutissant les enfants, etc.

De fait, le plus souvent, on confond chaînes privées et service public, mettant tout le monde sur un pied d'égalité, ce qui n'est pas le cas. Le cahier des charges de chaînes telles que France 2 ou France 3 n'est pas celui de TF1, qui est une chaîne privée, et qui se comporte comme une entreprise privée. Dès lors, les exigences ne peuvent être les mêmes. Depuis quand demande-t-on le même service à une école privée qu'à l'université ? OK, cet exemple est actuellement très délicat.

Concernant la question de l'addiction, il s'avère que l'on entend souvent, parler d'une forme de dépendance à la télévision : elle est toujours allumée, il n'y a que cela à faire, etc. Depuis quand est-on obligé d'allumer la télévision et de la laisser tout au long de la journée ?

Pourquoi on accuse la télé ?

Ce qui est très gênant, dans ces accusations, c'est que l'impression qui se dégage est que la télévision serait comme "obligatoire". En ce sens, ce sont les attentes vis-à-vis de ce média qui sont trop fortes et les discours critiques et généraux ont tendance à considérer la télévision au même titre que l'école ou l'éduction parentale : il s'agirait de quelque chose d'obligatoire. Or ce n'est pas le cas. Car si, en effet les chaînes de télévision mettent en oeuvre un discours institutionnel (au sens de l'institution selon Michel Foucault), il ne s'agit cependant pas d'institutions du même ordre que l'éducation ou les transports.

Le plus souvent, ces accusations me semblent trop faciles, mêlant le privé et le public, les programmes d'information et de divertissement, le réel et la fiction. On "tape" sur une mystérieuse inconnue baptisée "télévision", mais ce terme ne signifie pas grand chose, tant qu'on n'a pas tenté une forme distinction minimale, entre les chaînes, puis entre les programmes eux-mêmes. Par ailleurs, ces interprétations érronées relèvent fréquemment d'une forme de démission de ceux qui jugent la télé : il est facile d'accuser la télé d'abrutir les enfants lorsque dans le même temps on semble avoir suffisamment confiance en la télé pour laisser les petits devant, il est tout aussi aisé d'accuser la télé de manipuler politiquement les foules, tandis qu'on oublie que l'acte politique se déroule préalablement ailleurs que sur le petit écran.

Non, la télévision n'y est pas pour rien dans les maux de la société, mais elle n'a pas inventé le mal : elle en est plutôt le symptôme. Il est clair que la télévision n'est pas une drogue, ni douce ni dure, et il est aussi évident qu'elle fait peur. Trop souvent, c'est la méconnaissance qui crée la crainte, que l'on associe ensuite à une forme de facilité et de démission. La liberté du téléspectateur signifie qu'il peut choisir les programmes qu'il va regarder, et même éteindre la télévision. Alors : Télévisionophile ? Télévisiolique ? Téléphagie, éventuellement, mais il est temps de dire que l'individu est responsable de ses pratiques médiatiques.

Par Virginie Spies - Publié dans : Télévision
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